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André Gide
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André Gide en 1893

André Gide est un écrivain français, né le 22 novembre 1869 à Paris où il est mort le 19 février 1951.

Volonté de liberté et d'affranchissement à l'égard des contraintes morales et puritaines, son œuvre s'articule autour de la recherche permanente de l'honnêteté intellectuelle : comment être pleinement soi, jusqu'à assumer sa pédérastie et son homosexualité, sans jamais démériter à l'égard de ses valeurs ?

در مورد کتاب مائده های زمینی:

Les Nourritures terrestres (1897), parfois appelé plus simplement Les Nourritures, sont une œuvre littéraire d'André Gide (1869 - 1951), sur le désir et l'éveil des sens. 

Un roman ? [modifier]

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un roman, mais plutôt d'un long poème en prose, où s'exprime une sensualité teintée de ferveur.

Thématiques [modifier]

Gide y développe le thème du rapport à la matière et aux éléments naturels, dans une ode à la fois lyrique et sensuelle. À travers l'œuvre transparaît un enthousiasme quasi-extatique pour la vie, faisant du texte une sorte d'évangile de l'éveil des sens ; en effet, il semble que la sensualité y fasse presque office de profession de foi, voire de nouvelle religion, tant on y sent de ferveur et d'émotion, notamment pour la terre, les récoltes, les fruits, tout ce qui est charnel et charnu, tout ce qui peut être foulé, palpé, humé… Le texte tout entier peut être considéré comme une véritable hymne à la libido sentiendi.

En filigrane, c'est aussi de sexualité et d'eros qu'il s'agit, même si ce thème n'est pas vraiment évoqué de manière directe dans le livre. En ce sens, on peut interpréter l'œuvre comme une hyperbole sur le désir et sur l'érotisme, l'évocation des moissons et des « nourritures » ayant valeur de symbole du corps désiré. C'est, avant tout, un livre sur le désir, sur la soif, les objets évoqués servant de prétexte à l'expression de ce désir, souvent inextinguible, irrépressible, débordant, qui parvient à magnifier, à transcender le monde tout entier. Par certains aspects Les Nourritures rappellent parfois des textes bibliques, notamment le Cantique des Cantiques. On notera d'ailleurs l'importance de la culture chrétienne (au moins dans sa dimension strictement littéraire) dans l'œuvre de Gide (comme en atteste le titre Si le grain ne meurt, par exemple).

Réception et postérité [modifier]

Les Nourritures sont en quelque sorte le pendant joyeux et solaire du De Profundis d'Oscar Wilde, œuvre sombre où l'écrivain irlandais développait aussi, mais « en négatif », par l'absence et le manque, une forme de sensualité absolue qui cherche à s'affranchir du moralisme étriqué de l'époque victorienne, du conformisme et des conventions sociales (à noter que les deux auteurs avaient également en commun leur homosexualité).

C'est l'un des textes les plus connus de Gide; une œuvre inspirée qui suscite encore aujourd'hui l'enthousiasme et l'admiration de nombreux lecteurs, en particulier parmi les adolescents. Jean Guéhenno, très critique de l'égocentrisme gidien, s'en lamente :

« La jeunesse intellectuelle française devra guérir du gidisme pour retrouver le mouvement de l'histoire. Comprendra-t-elle qu'être jeune à la manière de Ménalque ou de Nathanaël, c'est être terriblement vieux ? Cette quête des plaisirs, cette jouissance minutieuse et appliquée suppose des rentes, un patrimoine, dénoncerait la fin d'une race. »
    — Jean Guéhenno, Journal des années noires, 5 janvier 1944, Gallimard, 1947.

André Gide, devant le succès des Nourritures, rédige et publie Les Nouvelles nourritures, beaucoup plus tardivement, dans les années 1935.

+ نوشته شده در  سه شنبه بیست و چهارم اردیبهشت 1387ساعت 14:6  توسط N  | 

 

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+ نوشته شده در  سه شنبه بیست و چهارم اردیبهشت 1387ساعت 14:3  توسط N  | 

Taq-e Bostan

Taq-e Bostan (en persan : طاق بستان) est un site sassanide des IVe et VIe siècles, comprenant deux grottes sculptées (taq en persan) et un bas-relief, à côté d'une source. Il est situé au pied d'une montagne de la chaîne du Zagros à la sortie de Kermanshah.
 
Vue générale de Taq-e Bostan.

La fonction du site est inconnue, mais la présence d'une enceinte antique délimitant un large enclos, encore partiellement visible aujourd'hui, et les représentations de chasses royales suggèrent qu'il s'agissait d'un paradeisos, ou terrain de chasse royal. Ce terme grec, signifiant jardin, provient du vieux persan paradaiza, enclos, et a donné paradis en français.

La qualité des sculptures est variable, mais l'ensemble contient au moins un chef-d'œuvre de l'art sassanide, la chasse au sanglier, et une spectaculaire et originale statue équestre ; les statues de la grotte principale sont en haut-relief, presque de la ronde-bosse, une technique peu usitée sous les Sassanides. On a supposé que le programme architectural du site devait inclure une troisième grotte à gauche pour respecter l'harmonie, mais plus d'un siècle séparant déjà la construction des deux grottes, c'est peu envisageable. Certains spécialistes, se basant sur la présence d'Anahita et de la source proche, estiment que l'ensemble de Taq-e Bostan est un édifice religieux, mais d'autres pensent plutôt que la prédominance des symboles royaux comme le diadème montre une intention plus terre-à-terre d'exaltation de l'image royale.

Le toponyme de Taq-e Bostan, comme de très nombreux autres sites de la province de Kermanshah, est issu de la légende kurde de Khosrow et Shirin, mise en poème par Nizami : les grottes auraient été sculptées par Farhad, l'amant malheureux de la belle Shirin.

Historique

La grotte principale de Taq-e Bostan.

Le site de Taq-e Bostan, alliant une source et une montagne, a sans doute toujours eu une importance religieuse. Des cimetières préhistoriques ont en effet été retrouvés sur une colline voisine et au sommet de la colline de Taq-e Bostan, ce dernier ayant été également utilisé par les Parthes.

La première sculpture, un bas-relief d'investiture conventionnel, a été réalisée sous le règne d'Ardachîr II (379-383). C'est à partir de son successeur Shapur III (383-388) que le programme architectural innove avec la construction de la petite grotte. Mais la réalisation majeure, la grotte principale, est datée de la fin des Sassanides, sous le règne de Khosro II (590-628), à moins que ce ne soit Péroz Ier (459-484) qui est représenté.

Après la conquête arabe, on n'a plus réalisé de bas-relief royaux en Iran. Il faudra attendre la dynastie des Qajars, qui se voulait dans la continuité des dynasties iraniennes antiques, pour que cette tradition soit reprise. Le gouverneur local a ainsi fait graver un bas-relief le représentant à l'intérieur de la grotte principale, en 1822.

Au XXe siècle, l'entrée de la grotte principale a été restaurée, et le site aménagé par l'adjonction d'un bassin de loisirs, et d'un jardin où sont exposés des châpiteaux sassanides provenant de Behistoun.

 

+ نوشته شده در  سه شنبه بیست و چهارم اردیبهشت 1387ساعت 13:51  توسط N  | 

Kermanshah (en kurde: Kirmaşan, en persan: کرمانشاه) est la capitale de la province du même nom dans l'ouest de l'Iran. Elle est située à 521 km de Téhéran et à environ 80 km de la frontière irakienne, au pied des monts Zagros.

Les habitants sont en majorité des Kurdes des différentes tribus, dont la plupart se sont sédentarisés après la Seconde Guerre mondiale. Ils parlent le dialecte méridional du kurde. La majorité des Kurdes dans cette ville sont sunnites.Sommaire [masquer]
1 Histoire
2 Industrie
3 Personnalités liées à la ville
4 Liens


Histoire [modifier]

La ville fut fondée au IVe siècle av. J.-C. par Vahram IV, souverain de la dynastie Sassanide. Conquise par les Arabes en 640, la ville fut appelée Qirmasin ou Qirmashin (en arabe : qirmīnsīn, قرميسين, qirmāsīn, قرماسين, ou qirmāšīn, قرماشين). Sous le règne Seldjoukide au XIe siècle, elle était la chef-lieu du Kurdistan. Les Safavides fortifièrent la ville, et les Qajars reppoussèrent une attaque des turcs pendant le règne de Fath'ali Shah (1797-1834). Occupée par l'armée turque en 1915 pendant la Première Guerre mondiale, qui l'évacuèrent en 1917.

Industrie [modifier]

La ville est maintenant un centre industriel relativement important; les industries présentes incluent la production textile, le raffinage du pétrole, le tissage et nouage de tapis, le raffinage du sucre et la production d'outils et d'équipements électriques.

Personnalités liées à la ville [modifier]
Guity Novin (Navran), Artiste peintre sculpteur et la fondatrice du mouvement de Transpressionisme, née à Kermanshah, en 1944, vit et travaille au Canada
André Molitor, est un ancien grand commis de l'Etat Belge et ancien chef de cabinet du Roi Baudouin Ier de Belgique depuis l'émancipation du roi pendant 17 ans. Il fut également un éminent professeur d’administration publique à l’Université catholique de Louvain (Louvain) y est né.
Doris Lessing, née Doris May Tayler, romancière britannique, prix Nobel de littérature en 2007, est née le 22 octobre 1919 à Kermanshah.

+ نوشته شده در  سه شنبه بیست و چهارم اردیبهشت 1387ساعت 13:37  توسط N  |